jambon blanc

Jambon blanc comment bien choisir un?

Les Français et le jambon blanc, c’est presque une histoire d’amour : nous en consommons 2 kilos par personne chaque année. Jambon-beurre, jambon-coquillettes : il tient une place de choix dans nos réfrigérateurs. Cependant, s’il est vrai que « dans le cochon tout est bon » tout n’est pas forcément bon dans le jambon ! Comment faire son choix pour être certain de déguster un jambon blanc de qualité ?

Fabrication du jambon blanc : là où tout se joue

Pour bien comprendre ce qui fait la qualité d’un jambon blanc, il est important de savoir comment on le fabrique. Le processus est simple. On prend la cuisse arrière du porc, avec ou sans os, que l’on fait cuire avec un bouillon de légume afin de lui donner son goût caractéristique. Pour le jambon industriel, la viande est ensuite placée dans un moule qui va donner au jambon la forme que nous lui connaissons bien.

Ce qui peut poser problème, c’est que les fabricants de jambon blanc ont parfois la main lourde sur les additifs. Sel, nitrite (reconnu sur l’étiquette par E250) pour la couleur rose, polyphosphates (E452) pour retenir l’eau dans le produit, sirop de glucose pour le goût, caramel…c’est là où le bât blesse. Ces additifs peuvent être dangereux pour la santé (excès de sel, risque cancérigène pour le nitrite reconnu depuis 2015, ajout de sucres rapides).

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Alors, quel jambon blanc choisir pour avoir un produit de qualité et bon pour la santé ?

En grande surface, privilégiez le jambon supérieur ou cuit à l’os

Les rayons charcuterie du supermarché proposent trois gammes de jambon blanc : jambon supérieur, jambon de choix ou jambon standard. C’est le premier qu’il faut préférer ! Car plus on descend en gamme, plus la liste d’additifs s’allonge. Le jambon supérieur représente actuellement plus de 70 % de l’offre en jambon cuit. Il se distingue par son niveau de qualité plus élevé : seulement 5 additifs sont autorisés contre 11 pour le jambon de choix et 12 pour le jambon standard. Notamment, il est exempt de polyphosphates, qui favorise la rétention d’eau, de gélifiants et de caramel.

Avec ou sans couenne, cela fait-il une différence ? Pas vraiment, en termes de qualité de la viande proposée. En effet, dans le cas d’une tranche de jambon avec couenne, cette dernière est censée provenir du membre postérieur du porc. En réalité, pour le jambon industriel, il peut s’agir de peau et de gras venant d’autres parties de l’animal. Ce n’est donc pas sur ce critère que se joue la différence entre bon et mauvais jambon blanc.

Par contre, il est préférable de se tourner vers le jambon à l’os, ou « cuisiné à l’os ». Selon le Centre d’information des charcuteries (CICT), cette indication sur un paquet de jambon industriel signifie qu’il a été cuisiné dans un bouillon contenant des os de porc. Cela lui donne du goût et diminue la quantité d’additifs dans le produit fini.

Jambon Label Rouge, bio, sans antibiotiques : quels avantages ?

Les jambons blancs Label Rouge ou bio sont encore marginaux dans les rayons de grande surface. Le Label Rouge représente 3 % des ventes, et le bio seulement 0,4 %. Cependant, ils garantissent un certain niveau de qualité. Le jambon Label Rouge est issu uniquement de la cuisse arrière du porc, les additifs sont réduits, et le taux de lipide est inférieur à 5 %. Il s’agit donc d’un produit de meilleure qualité que la plupart des jambons cuits vendus sous emballage.

De nouveaux logos ont également fait leur apparition sur les étalages, comme Le Porc Français. Celui-ci garantit que le jambon provient uniquement de cochons nés, élevés, abattus et transformés en France. On trouve également les appellations « porc élevé sans antibiotiques » ou « nourri sans OGM ».

Ces logos et appellations indiquent que le fabricant se positionne sur une certaine gamme, en proposant un produit qui se veut de qualité. Toutefois, ils ne garantissent pas que le jambon est exempt d’additifs. Par exemple, le jambon bio peut contenir des nitrites, même si leur quantité est limitée à 80 mg/kg.

Attention, les appellations comme « cuit à l’étouffée », « cuit au torchon » ou « jambon de Paris » renseignent uniquement sur le mode de préparation. Contrairement aux labels, elles n’imposent pas d’exigences en termes de qualité. Par exemple, la mention « jambon de Paris » signifie simplement que le jambon…est de forme carrée !

Le meilleur choix de jambon blanc : chez le boucher

Pour être certain de consommer un jambon de qualité, dont on connaît la provenance et la composition, la meilleure solution est de l’acheter chez un boucher. Il est difficile de trouver en grande surface un jambon blanc sans nitrite, même si Herta et Fleury-Michon se distinguent sur ce point. Votre boucher-charcutier est en mesure de répondre à vos questions  et de vous conseiller dans l’achat. Il propose généralement au moins un produit sans conservateurs, de couleur plus claire. Celui-ci se conserve moins longtemps (4-5 jours au frigo, en moyenne), mais il est bien meilleur pour la santé.

Certes, le jambon du boucher coûte un peu plus cher à l’achat, surtout s’il est fabriqué de manière artisanale. Cependant, comme il contient moins d’eau qu’un jambon de supermarché, il s’agit d’un produit plus nourrissant. Vous pouvez donc acheter moins, mais mieux. Manger un jambon blanc de qualité à un bon prix, c’est possible !

En bref

Choisir un jambon blanc de bonne qualité n’est pas toujours chose aisée. En supermarché, on peut se laisser guider par des labels tels que « Label Rouge » ou « biologique » ou par l’appellation « jambon supérieur ». Attention, cependant, à bien lire les étiquettes, en privilégiant les produits où la liste d’additifs est la moins longue. Et pour être certain de déguster un jambon de qualité, rien ne vaut une visite chez le boucher !